Bouh, c’est méchant les sucres… n’es-ce pas ?

S’il y a un macronutriment que je vois délaissé en ce moment, c’est bien les glucides. Le monde entier sembler s’être concerté sur l’inutilité de ces « choses infâmes » que l’on trouve dans les « produits transformés » (brrr, j’ai dis le mot qui fait peur) en quantités astronomiques.
Il semblerait en effet qu’on puisse utiliser les graisses à leur place pour carburer, alors bon, pourquoi s’encombrer de ces machins là ?
Eh bien, comme d’habitude, c’est pas si simple, et je vais tenter d’y répondre dans cet article.

La diabolisation des glucides

Les civilisations antiques pensaient pour la plupart que le monde fonctionnait en terme de cycles, et ainsi que notre monde était condamné à renaître de ses cendres indéfiniment.
Et si on commence maintenant à en douter de plus en plus avec l’apparition de la science moderne, et des moyens grandissants que nous avons d’analyser ce qui nous entoure, il n’en reste pas moins vrai que la nature humaine est profondément empreinte de ces mêmes cycles.
Et on l’observe aussi dans nos comportements sociaux, en particulier ce qu’on appelle la mode. Si la plupart des choses se ringardisent du jour au lendemain, tu peux néanmoins être sur qu’à un moment ou à un autre, elles reviendront sur le devant de la scène.
Le monde du sport n’y échappe pas. Associé au fait que l’on a toujours besoin d’avoir des coupables à blâmer (parce que c’est souvent plus facile que de voir la vérité en face), on a là les ingrédients de tout ce qui pourri l’industrie du fitness depuis des années. Bon, bien sur, il y a un petit coup de pouce des multinationales hein, mais on va pas en parler, c’est pas le sujet.

Les glucides sont entrain de faire les frais de ce cycle, avant c’était les lipides (tu ne te souviens pas de « je dois pas manger gras, ça va me faire grossir » ?), et encore avant les protéines, et qui sait d’ici quelques années, sans doute que la roue tournera encore.

Le principal reproche qu’on leur fait, c’est qu’ils feraient grossir.
Alors oui, bien sur, mangés en de trop grosses quantités, les glucides font prendre de la graisse, mais exactement comme tous les autres macro nutriments, les lipides et même les protéines peuvent engendrer cela !
La seule différence notable sur laquelle jouent les faiseurs de « régimes miracles », c’est que consommer des glucides provoquent de la rétention d’eau.
Résultat, si on arrête du jour au lendemain sa consommation de sucres, on perd énormément de poids très rapidement.
Mais c’est bien de l’eau, pas de la graisse. Ce qui veut dire que dès qu’on recommencera ne serait-ce qu’un tant soit peu à en re-manger (et ça peut être sous la forme de produits laitiers, le lactose est un sucre !), boum, les kg vont revenir.
Pire, perdre ces kilos là n’aura bien souvent aucun effet positif sur ta silhouette ou ta santé, bien au contraire, car le taux de masse grasse ne change pas !

Alors d’accord tu me diras, mais bon, ça n’a aucune conséquence néfaste de les éliminer d’après ce que tu m’en dis, si ?

Eh bien jeune padawan, je suis heureux que tu me poses la question, car c’est la deuxième partie de cet article :

Es-ce que tu penses qu’il est comme ça parce qu’il mange trop, ou parce qu’il a mit des sucrettes dans son café ?

 

Les avantages de la consommation de sucres

Tout d’abord, il y a une raison naturelle pour laquelle la majorité des aliments comestibles sans les cuisiner sont constitués de glucides. Cette raison c’est simple : les glucides forment la source d’énergie la plus facilement exploitable par le vivant.
Dans le règne animal – parce que clairement en tant qu’humains, c’est ce qui nous intéresse le plus – il existe deux systèmes de consommation de l’énergie : la voie externe, soit les aliments qu’on ingère nous servent directement, et la voie interne, soit les aliments mangés au préalable, stockés sous forme de graisse, qu’on consomme.

Comme les protéines sont utilisées pour la construction musculaire, les lipides aident à la régulation du système endocrinien, et qu’on peut facilement accéder aux glucides car nous avons des enzymes très performantes, on a tendance à privilégier ces derniers pour ce que j’appelle la « voie externe ».

En d’autres termes, quand on a besoin de faire un effort conséquent rapidement, le corps utilise en priorité les glucides : c’est ceux qu’il a le moins besoin de transformer.

Evidemment, comme nous pouvons stocker et libérer de l’énergie grâce à notre graisse, il existe un moyen de transformer cette graisse en carburant aussi, mais le processus est plus long, il convient mieux à l’endurance.
Et si jamais on vient à être vraiment sur la réserve (type en famine), ou tout simplement qu’on a un surplus de protéines par rapport à ce que notre corps peut user, alors le corps peut aussi les utiliser, mais encore une fois, ça ne sera pas son premier « réflexe ».

Ceux qui suivent une diète sans glucides ont en règle générale une grosse baisse d’énergie, et c’est tout à fait normal. C’est ce pourquoi une diète au contraire assez haute en glucides peut être intéressante : beaucoup de carburant, ça veut dire disposer de ressources nécessaires pour s’améliorer à l’entraînement.

Mieux encore : les sucres rapides rendent heureux !
En effet, peut-être parce qu’à l’époque préhistorique les denrées comme le miel étaient rares, un bon dessert bien sucré est une des recettes de grand mère anti coup de blues (faut pas trop en abuser non plus, sinon c’est le blues des kilos en trop, mais c’est une autre histoire).

En définitive, comme je le dis souvent en nutrition, la clef reste de varier au maximum ses apports. Manger de tout en quantités équivalentes ne pourra jamais être plus mauvais que se contenter d’une seule chose en proportions astronomiques !

Sur ce, prends soin de toi et à la prochaine !

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