Le cercle des apprentissages

C’est presque ça, mais en mieux 🙂


L’autre jour, je me suis acheté un ocarina. Bon, mis à part le fait que je crois sincèrement que le livreur a complètement ouvert ma boite aux lettres pour mettre le colis dedans, j’en étais super content. Il faut savoir que je n’ai jamais appris à jouer de cet instrument, mais que la seule chose musicalement dans laquelle je savais un peu me débrouiller, c’était la flute à bec. Comme c’est pas hyper glamour à emporter partout, et à jouer sur la plage par exemple, et que j’avais quand même envie de pratiquer quelque chose musicalement, car inexplicablement, ça me manque quelques fois.
Mais bref, ça n’est pas le sujet. Ce qui est vraiment important, c’est qu’en à peine une demi heure, j’avais retrouvé beaucoup de mes réflexes à la flûte, et que j’étais capable de reproduire des mélodies d’oreille.
Et je ne fais pas cet article pour te dire à quel point je suis un génie de la musique, ou quoi que ce soit du style hein, non, bien loin de moi cette idée, car à vraie dire, tout le monde peut expérimenter ce que j’ai vécu ici.
Je ne sais pas si ça a déjà été théorisé ailleurs, et si c’est le cas, je m’en excuse, c’est juste quelque chose qui me trotte dans la tête depuis longtemps, et je voulais le partager avec des gens.
Et tout ça rentre sous le joli nom qui constitue le titre de l’article à savoir : le cercle des apprentissages.

Mais tout d’abord :

C’est quoi ce « cercle des apprentissages » ?

Le nom me vient d’un de mes professeur de science, au collège. Il avait, à mon avis, tenté de nous expliquer ça d’une manière schématique, mais sans rentrer dans les détails car ce n’était qu’une anecdote de cours, et pas une connaissance a avoir intégré impérativement.
En gros, il disait que devenir très bon dans une domaine, par exemple en science, c’était comme tracer un segment, qui allait de plus en plus loin suivant notre connaissance. Et qu’on pouvait prendre ce segment, et le transformer en le rayon d’un cercle (un peu comme un radar, dans l’image), ce cercle représentant tous les autres domaines de connaissance. En gros, transférer son apprentissage dans une matière à celui dans une autre. Ce qui veut dire, si on résume, que si on est très bon dans un domaine, il sera bien plus facile de devenir au même niveau dans d’autres.

Bon, je reconnais que ça paraît un peu obscur et éloigné du sport dans ce contexte, mais ne t’inquiètes pas, tout va s’éclaircir, on y vient progressivement.

Les mécanismes

Les samurais, pour ne citer qu’eux étaient rompus à plus d’une dizaine d’arts martiaux, et une dizaine au moins d’autres arts… N’es-ce pas un signe que ce que je dis n’est pas complètement con :p ?

J’ai toujours trouvé cette théorie fascinante. Parce qu’en réalité, on peut en voir des exemples très concrets. Je ne compte pas le nombre de scientifiques qui sont capable de comprendre très vite tous les tenants et les aboutissants d’une discipline dont ils ne sont pas spécialistes, bien plus rapidement en tous cas que le commun des mortels. C’est comme si la Science avec une grand « S » c’était inné chez certains individus, et qu’ils étaient capable de tout envisager d’une façon scientifique.
Sans parler uniquement des scientifiques d’ailleurs, combien d’artistes sont « touche à tout » ? La plupart ont  leurs spécialités bien sur, mais naturellement, un artiste avec un bon sens du dessin sera capable de faire des photographies plus belles qu’un pur débutant (si on leur apprend les mêmes techniques bien sur), etc etc.

On peut trouver des exemples comme ça un peu partout, et je dirais, de façon plus générale, que même dans des domaines diamétralement opposés, ou du moins qu’on oppose diamétralement dans la société actuelle, on peut trouver ce genre d’exemple, si on y prête attention.

Et pourquoi diable cela se vérifie-t’il aussi souvent ?
Je pense qu’en réalité, tout ça s’explique par non pas les connaissances que l’on acquiert, mais la méthode que notre cerveau met au point pour les acquérir. Forcément plus on avance dans un domaine, plus ça devient difficile de le faire, plus notre cerveau, et nous même, devons mettre en place des stratagèmes, des protocoles élaborés, pour progresser encore plus.
Bien que les connaissances en elles même n’aient peut être rien à voir (et encore, on peut faire des ponts bien plus souvent qu’on ne le pense entre divers disciplines), ces méthodes là, elle restent, et elles sont les même partout, à quelques adaptations minimes près.

Et pour moi, c’est de cette façon là que font les « génies » pour l’être. En réalité, leurs méthodes d’apprentissages, mécanismes conscients et inconscients, sont redoutablement efficaces.

Les applications en sport

Non… Le Bossaball (mélange de Volley et foot sur un trampoline) n’est pas un bon exemple…

Bon, tout ça, c’est bien joli, mais en quoi ça m’aide, pour moi qui fait du sport ?
Eh bien, je pratique le kendo depuis quelques années déjà, et systématiquement, quand je vois arriver un débutant qui progresse très vite, je vois deux choses : une soif d’apprendre sans se décourager instantanément, et je dirais 98% du temps, il a été/est bon dans une autre activité physique/manuelle.
De plus, j’ai pu remarquer que bon nombre de hauts gradés en Kendo, quand ils pratiquent d’autres arts martiaux, ont le même niveau de compétence dans ceux ci !

Avec ce que je t’ai expliqué juste avant, ça ne peut que tomber sous le sens. En effet, ils ont mis en place des méthodes, et des protocoles pour arriver à ce niveau là, ça serait inexplicable que ça se perde comme ça. Mais en plus de cela, s’ajoute la simple « condition physique générale ». En d’autres termes, là ou les effets pour les disciplines purement mentales se jouent uniquement dans notre crâne, l’effet est au moins doublé au niveau du sport, car rentre en jeu un deuxième élément : le corps.

Bien sur que si tu t’es entraîné pendant longtemps, comme je l’ai déjà expliqué maintes et maintes fois, ça ne va pas se volatiliser, et ton corps va s’en souvenir, et même si tu ne travailles pas exactement les mêmes groupes musculaires qu’avant, ceux de ton activité antérieure/principale, ils seront déjà là, et de façon générale, ton corps est de toute façon renforcé.

Qu’es-ce que ça veut dire concrètement ? Ben que je t’encourage vivement par exemple à t’essayer à d’autres activités physiques que celle qui te tient le plus à coeur. Pour ma part, j’avais été dégoutté des sports, plus jeunes, car rien ne me plaisait. Mais en réalité, en me mettant au Kendo, je me suis développé. Et maintenant, je suis plutôt bon naturellement dans tous les sports que j’aborde, et je t’assure qu’en fait, c’est beaucoup plus amusant quand on a une bonne coordination de jouer au ballon ahah 🙂

En plus de cela, et c’est ce que je trouve magique avec cette « théorie », c’est que quand tu fais des progrès dans un autre domaine, au final, ça se transforme en progrès pour le reste, donc pour ton activité principale. En gros, tout devient un outil pour avancer, même ce qui est « juste » amusant.

J’avais déjà parlé de l’intérêt d’essayer d’autres choses dans un article précédent, mais maintenant, j’espère que tu as compris les tenants et aboutissants de la chose 🙂

A la prochaine et prend soin de toi !

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