Ahahahahahahahahahaaaaaa… Désolé, c’était plus fort que moi :p



Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui j’ai envie de te parler d’un peu de la mentalité dans le sport, et ce qui est à mon avis, un véritable sujet de réflexion pour le sportif. Comme d’habitude, ce n’est que de mon point de vue qu’il est question, mais je t’incite à donner le tiens dans les commentaires si tu t’en sens l’envie 🙂

Bref alors, on va s’intéresser à quelque chose qui a une grande importance dans le monde du sport. Comme tu as lu le titre et que tu n’es pas un(e) idiot(e), tu sais qu’on va parler de l’égo. Ah, cela ne fait-il pas remonter doucement les souvenirs d’une terminale enfouie ? Les relents des cours de philo ne t’embaument t’ils pas l’esprit ?
Bon, oublie tout ce que tu as appris dessus, on va s’en faire notre propre définition :

Qu’es-ce que l’égo (à l’échelle sportive) ?

Référons nous en à notre bon ami wikipédia :

Ego est un substantif tiré du pronom personnel latin (moi/je). Il désigne généralement la représentation et la conscience que l’on a de soi-même. Il est tantôt considéré comme le fondement de la personnalité (notamment en psychologie) ou comme une entrave à notre développement personnel (notamment en spiritualité).

Bon, tu vois, c’est assez éloigné de la façon dont on l’emploie de la vie de tous les jours non ? Généralement, on voit cela comme quelque chose de négatif, on se réfère à l’égo d’une personne car selon nous « elle en a trop » (mais comment peut-on avoir « trop » de conscience de soi même ?) en réalité, on confond égo et égocentrisme, qui consiste à ne se préoccuper que de soi, voir même avec la mégalomanie qui est surestimer ses propres capacités.

Donc ici, je parlerai uniquement de la définition première, c’est à dire : la représentation de soi, et en particulier vis à vis de nos propres capacités physiques.

Ce qui me semble être une transition toute trouvée pour la suite à savoir :

L’égo dans le sport.

 

C’est une VRAIE carte Yu-gi-oh, oui !

Je vais te dire quelque chose qui te semblera au premier abord peut-être curieux, mais à mon avis, ce qui différencie les champions des gens très très bon, c’est leur façon de gérer leur égo, et je m’explique :

  • Savoir bien s’occuper de son égo, ça veut dire être capable d’évaluer ses propres capacités en permanence. Il est essentiel de savoir cela, sans quoi, jamais tu ne pourras progresser, ou être efficace à l’instant T, comme en compétition. Tu pourras être capable des meilleures performances sur le papier, si tu n’as pas une bonne image de toi et une conscience aiguisée de tes propres capacités, tu encoures au mieux de ne pas être capable d’atteindre l’objectif fixé, et au pire même la blessure (tu ne t’es jamais ramassé à vélo parce que tu n’étais pas sûr(e) de toi ?).
  • Il est très important de ne pas se laisser influencer par les autres lorsque l’on fait n’importe quel sport. Si tu es sur que ce que tu fais fonctionnes pour toi, et que tu l’as vérifié, tu trouveras quand même toujours quelqu’un pour te contredire ou pour te dire comment faire « mieux ». A ce moment là, il faut avoir suffisamment de confiance en toi pour ne pas l’écouter. Attention c’est à double tranchant, et je reviendrais plus tard là dessus, mais savoir dire non au bon moment est un gage de sagesse et non du fait que tu te penses supérieur.
  • Sans aucun rapport avec le fait d’être un champion au premier abord, avoir une meilleure image de soi aide drastiquement dans la vie de tous les jours. Et une meilleure image de soi, c’est le début d’un monde meilleur, parce que tu as plus de facilités à aborder d’autres gens, sociabiliser, draguer. Tu as plus d’assurance quand tu cherches un travail, ou pour faire face à n’importe qui. Bref, si tu ne réussis pas à devenir un champion sportif malgré une bonne image de toi, alors tu n’en seras pas moins un champion dans ta vie quotidienne.

Surveiller l’autre versant

On sait que Tony Stark est un grand inventeur mais… Il est un peu puant de temps en temps non ?
Même si il est bon d’avoir une image de soi même correcte, voir confiance en soi au maximum possible, il faut savoir éviter quelques défauts qui peuvent vite faire basculer dans la case de gros con prétentieux.
Cependant, fais bien attention à ce que je dis là, de grands champions avaient une trop grande confiance en eux, et étaient prétentieux au possible (Mohammed Ali, Mackenroe… ) en revanche, on a jamais entendu parler d’un champion avec une mauvaise image de lui, trop humble, ou quoi que ce soit du style. Car si on peut facilement faire cohabiter prétention et bonne image de soi nécessaire à devenir un champion, il est impossible d’avoir la même chose avec une façon dégradante de se voir.Si tu as vraiment l’ambition de devenir très très fort(e) dans ta discipline, alors il vaut mieux pencher du côté arrogance.

Ca ne veut pas dire pour autant que je préconise cela attention, Car si nombre de champions sont connus et reconnus pour ce genre d’attitude, les plus impressionnants et respectés sont ceux qui ont su rester humble et pas sur leurs acquis. Mais cela demande une seconde réflexion, que même l’élite de l’élite a du mal à mettre en place :

  • Savoir se remettre en question soi même, et écouter ceux qui ont plus d’expérience quand ce qu’ils disent est censé. Ça semble rentrer en complète opposition avec mon conseil précédent, mais en fait, pas du tout. Il faut savoir utiliser son cerveau, et faire preuve d’intelligence. Savoir ne pas écouter est une bonne chose, mais entendre en est une autre. Si on te dit que ta méthode d’entraînement n’est pas la meilleure, rien ne t’empêche de faire des recherches là dessus. Voir même tu dois tout le temps être entrain de faire des recherches. En gros, à mon sens, tu dois procéder comme un scientifique qui vérifie une hypothèse, tu dois essayer de démonter toi même ta façon de pratiquer avec tout ce qui te tombe sous la main, et si rien ne tient debout en termes d’attaques sur ta méthode, alors tu sais que c’est la bonne… Jusqu’à preuve du contraire.
  • Se concentrer sur soi est une bonne chose pour pratiquer le mieux que tu peux, car tu ne peux pas te fier à l’exemple d’autres sur tout, chacun a sa façon de pratiquer particulière, parce que chaque personne est différente. Cependant, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas être curieux, et capable d’apprécier les efforts de chacun. Avoir un égo développé ne veut pas dire rabaisser les autres, mais simplement avoir assez d’estime de soi pour ne pas tenir compte de ce qu’ils font si tu penses que c’est mauvais. Et avec suffisamment de curiosité, tu pourrais même découvrir des choses qui t’intéresseront grandement. Comme chaque personne est différente, l’approche de chacun le sera aussi, et quelque chose qui semble évident à un autre ne le sera pas forcément pour toi, profite donc de la chance d’avoir différents angles d’attaques pour maximiser tes performances.
  • D’un point de vue social, si tu veux être bien vu, tu ne dois surtout pas minimiser ce que tu es capable de faire, les gens n’aiment pas ça, car ils se sentent rabaissés, et toi même tu te forges une image plus ou moins négative à leurs yeux.  Cela ne veut pas dire pour autant que tu dois être un Michael Vendetta moderne et te prendre pour je ne sais quoi, Si la société supporte mal les timides, elle déteste les vantards. Donc être sur de soi, ça ne veut pas dire se sentir un cran au dessus de tout le monde, mais simplement d’être conscient de ses capacités, et de pouvoir les défendre.

Je pense que tu saisis maintenant un peu mieux l’importance d’avoir un égo développé dans la vie de tous les jours comme sportivement. Et si j’avais un souhait, je voudrais que sa connotation négative sorte de la langue française, et qu’on commence enfin à s’accepter et être fier de nous 🙂

Amuse toi bien sur le chemin du sport, et j’espère que ça t’incitera à moins t’en vouloir quand tu te regardes dans le miroir.

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