Qui progresse plus qu’un héros de manga, sérieusement ?


Ah, cette notion qu’on a du mal à cerner de temps en temps que constitue la progression. Pour tous ceux qui font du sport depuis longtemps, la progression est un aspect phare de la pratique, qui peut amener des joies des peines. On nous la ressort à toutes les sauces, cependant, je vais te faire un condensé de ce que j’ai pu trouver de sérieux sur le sujet, en apportant ma propre expérience.

Quézako ?

Action, fait d’atteindre un niveau, un degré supérieur : Progression du chiffre d’affaires.

Notre ami le Larousse nous dit (entres autres) ceci à propos du mot en lui même.
C’est plutôt un bon résumé à mon avis. En fait, en l’adaptant au sport, on pourrait dire « améliorer ses capacités« . Dans certains sport, il est facile d’y arriver, et de la mesurer, dans d’autres, c’est plus subtile.
Mettons par exemple dans un sport comme la course, ou la musculation, on sait parfaitement si on a réussit ou non à courir plus vite, ou lever plus de charges.
En revanche dans un sport d’opposition, comme la boxe, deux combats ne se passeront jamais de la même manière. Si on gagne un jour et qu’on perd un autre, a-t’on progressé ? Es-ce que le combat s’est passé d’une façon différente, es-ce qu’on a progressé mais que l’autre est toujours un cran au dessus, ou que lui aussi a progressé ?

Pourquoi analyser sa progression est important ?

Pour ceux qui font du sport depuis des années et qui veulent être performants dans leur domaine, il semble évident qu’analyser sa progression, comme je l’ai déjà précisé ici, est une condition sine qua non au fait de continuer à l’avoir, cette même progression. Néanmoins, c’est plutôt aux sportifs occasionnels que je m’adresse ici, ceux qui ne sont pas particulièrement passionnés mais qui font ça par routine, pour garder la forme. Si jamais tu enchaînes plusieurs séances qui te semblent mauvaises, ça peut te dégoûter de pratiquer très vite, car tu fais ça pour t’amuser. Alors qu’en restant motivé, et en faisant un minimum attention à cette courbe de progression et aux points à améliorer, tu trouveras forcément ton plaisir quelque part car tu réussiras un accomplissement personnel à chaque séance.

La progression joue sur le mental, et bien souvent, c’est un cercle vertueux qui ne demande qu’à se mettre en place de lui même. Plus tu progresses > mieux tu te sens > plus tu progresses.

Si même sherlock le dit...
The little details are by far the most important.
—  Sherlock Holmes (2009)

Comment déterminer une progression ?

Il y a plusieurs cas d’école à prendre en compte, mais l’idée c’est de s’améliorer sur tous les plans physiques. Si tu peux tenir plus longtemps sans être essoufflé, tu as progressé, si tu corriges un défaut technique, tu as progressé, si tu peux lever une charge plus lourde, tu as progressé. Si tu te sens mieux en arrivant à l’entraînement, tu as aussi progressé… Sur la gestion du stress, mais ça reste une progression importante car tu te connais mieux !

En définitive, il faut casser le mythe de la performance comme étant reine sur ce domaine. Tout ce qui est positif en soi est une progression. Tout ce qui n’est pas de la stagnation l’est en définitive.

Cependant, comme j’en parlais, il existe des cas ou il est particulièrement difficile de se rendre compte de sa progression.

Par exemple si on change perpétuellement la façon de s’entraîner, on ne se rendra jamais vraiment compte de nos progrès, c’est pourquoi je préconise une base d’entraînement fixe, avec des moyens de pimenter la chose un peu de temps en temps, mais limiter le nombre et le type d’exercices permet d’avoir un socle sur lequel s’appuyer.

Ensuite dans le cas d’un facteur qui est indépendant de notre volonté, à savoir par exemple un adversaire ou plusieurs adversaires humains. A ce moment là, si tu n’arrives pas à te rendre compte de manière général si tu deviens meilleur ou non, mon conseil sera de décomposer point par point la séance. Techniquement, te rends tu comptes que tu as plus de facilités ? Dans l’opposition vois tu plus d’opportunités ? Les concrétises-tu ? Ces détails parmi d’autres peuvent te permettre d’avancer. Après tout, Bruce Lee allait même jusqu’à écrire son ressenti dans ses carnets d’entraînement, ça devait bien servir à quelque chose non ?

toujours entrain de prendre des notes, le bougre !
toujours entrain de prendre des notes, le bougre !

La phase plateau, que faire pour l’éviter, ou la casser ?

Il se peut, que malgré tous les aspects de la pratique décomposées, tu ne progresses pas, ou même dans le pire des cas, tu régresses. Le plus souvent ceci dit, cela se manifeste par la sensation d’avoir atteint un plateau. Cela peut s’avérer très éprouvant pour le mental, car on a l’impression d’être « au bout » de ses capacités, et qu’il sera impossible de faire mieux. Néanmoins, c’est rarement le cas (tout dépend de l’âge et du nombre d’années que l’on a pratiqué la discipline bien sur).

En fait il existe même plusieurs solutions pour ça.
L’une peut consister à changer sa façon de s’entraîner, en ne mobilisant pas les mêmes capacités physiques, on les met « au repos », et ainsi on continue à progresser sur d’autres domaines. Une fois que tu auras commencé à stagner sur l’autre méthode d’entraînement, reprend la première, et tu te rendras bien souvent compte que, même si tu reprends un peu plus bas qu’au plus haut de ta forme, tu vas pouvoir ensuite dépasser avec aisance tes précédents meilleurs résultats 🙂

Si vraiment, cela ne fonctionne pas, une solution plus radicale peut simplement être de prendre des vacances. L’esprit et le corps reposé, tu rattaqueras l’entraînement frais, dispo, et dans de meilleures dispositions. S’acharner n’est pas tout le temps synonyme de bons résultats, et savoir prendre ses distances de façon réfléchie est une grande qualité.

L’influence sur le mental

Je l’ai déjà traitée, plus ou moins en filigrane, mais pour le dire de façon claire :

La progression est une des valeur clée de l’entraînement, qui peut donner l’envie à beaucoup de gens de continuer dans leurs activités. A l’instar de la compétition par exemple, c’est une constituante importante du sport en règle générale, et c’est tant mieux.
Si tu ne pratiques que le sport pour te faire plaisir, et que tu ne vois pas d’intérêt là dedans, c’est ton droit, et je le respecte. Néanmoins si un jour tu te sens déprimé(e) par rapport à ça, que le sport ne t’apporte plus de bonnes sensations, tu peux te servir de la progression comme d’une béquille pour te redonner le goût à tout ça 🙂

En espérant que désormais, cette notion qui semble être de prime abord comprise par tout le monde prenne un éclairage nouveau à tes yeux 🙂

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