Les championnats du monde de Kendo

Par 5 juin 2015kendo

 

Le nippon budokan... C'est immense et écrasant, oui.
Le nippon budokan… C’est immense et écrasant, oui.


Ce blog est dédié au sport, et pas au Kendo en particulier, néanmoins, étant donné que l’aspect compétitif de cet art martial est ce qui se rapproche le plus d’une compétition sportive classique, je trouve qu’il aurait été dommage de ne pas faire profiter de l’expérience que j’ai pu avoir au cours des jours derniers.

Les championnats du monde de Kendo se sont déroulés le 29, 30 et 31 mai au Nippon Budokan à Tokyo. C’est une salle à la symbolique forte dans le monde du Kendo, car elle a servit à accueillir la première édition de cet événement en 1970, ainsi que certaines grosses compétitions tous les ans, comme les championnats du Japon. J’y étais moi même présent – en tant que spectateur uniquement – car c’est une occasion qui ne se reproduit que tous les 3 ans, mes amis de l’équipe y étaient, et je suis à Tokyo, donc je n’allais quand même pas rater ça !

La cérémonie d’ouverture était impressionnante, nous avons eu le droit à un morceau joué par une compagnie de Taiko, d’une qualité exceptionnelle. Pour nous mettre dans l’ambiance rien de tel ! J’en ai frissonné, et j’ai voulu être sur le shiai-jo pour en découdre moi même tellement la tension semblait palpable…

 

… En fait, je n’ai pas envie de faire un résumé classique et exhaustif de ces championnats.
J’aurai pu parler de chaque petit détail dont je me souviens parfaitement car évidemment, cela restera gravé dans ma mémoire à jamais. Mais je pense qu’on ne peut pas raconter ce type d’événement sans paraître pénible, et surtout, ça n’apportera rien à ceux qui suivent ces pérégrinations blogistiques.

A la place, je vais parler de ce qui m’a semblé le plus fort ce w-e, et dans un premier temps, le côté que j’ai pu le plus ressentir :

Les supporters

Au début on était pas beaucoup, mais à la fin du week-end, c'était rempli !
Au début on était pas beaucoup, mais à la fin du week-end, c’était rempli !

Là, je m’adresse à tous ceux qui n’ont jamais été dans une salle uniquement pour voir son équipe sportive performer, sans en faire partie.
Evidemment, dans la situation du Kendo, c’est un peu différent en France. Tout le monde se connaît, et être derrière des gens avec qui on s’entraîne devient bien plus facile. Mais de ce que j’ai pu comprendre, au moins une centaine de français ont fait le déplacement afin de voir ces championnats du monde (et évidemment en profiter pour passer des vacances au Japon par la même occasion).
C’est un chiffre gargantuesque pour notre petite fédération, et cela m’a fait me poser des questions.
On a souvent l’image du supporter beauf, qui chante à tue tête derrière son équipe et peu exaspérer certaines personnes. Mais en réalité, de cette expérience et de la précédente, je me suis rendu compte qu’être supporter, c’est un engagement. Pour chaque personne qui criera, fera du bruit, et appréciera la performance, les athlètes seront d’autant plus rassurés et galvanisés.
Être supporter, ça crève, c’est épuisant, surtout pour un événement comme celui-là, ou beaucoup d’équipes passent ce qui veut dire BEAUCOUP de temps entre chaque rencontre.
Ça n’est pas le même type d’effort qu’un compétiteur, pas la même sélection. Au lieu d’être tous frais payés, chacun sacrifie une partie de ses économies pour assister à ça. Crier, ou même simplement regarder, ça n’est pas mener un combat, ou mettre un but, mais ça reste éprouvant, surtout si on doit le faire dans la durée.
Mais c’est aussi gratifiant, quand on voit son équipe y arriver, ou tout simplement quand on la voit après, ou si on a l’occasion de recevoir quelques mots d’eux. On se dit qu’on était là, qu’on a vu, et rien ne peut remplacer ce sentiment.
Quand son équipe gagne, on a le droit de dire « on a gagné », car l’effort est partagé, même si ce n’est pas de la même façon.

Les ahtlètes

Du côté des sportifs, je ne pourrais pas être le plus juste possible, car je n’ai pas eu l’occasion de participer en tant que sélectionné dans une équipe nationale. Du moins pas depuis longtemps.
Mais de ce que j’ai pu observer, et écouter dans les paroles qu’ils nous ont dit par la suite, voilà ce que j’en ai retiré :
La compétition, ça n’est pas un aboutissement, c’est une mise à l’épreuve de sa pratique sportive.
Durant la compétition, les deux équipes n’ont pas eu de chance, en se retrouvant avec un tirage particulièrement ardu, néanmoins, elles se sont battues comme des lions.
Certains n’ont gardé que la déception, qui fut évidemment grande, à la hauteur de l’envie que l’on avait de les voir gagner. Cependant, je pense qu’il faut le prendre autrement.
Dans chaque événement, il y a du bon et du mauvais. Si on ne retiens que ce qui s’est mal passé, on ne peut pas progresser, car on est atterré par ses échecs.  Je pense qu‘il faut se concentrer à la fois sur ses points faibles, et sur ses points forts.
Et là, le point fort, c’est que j’ai vu des équipes soudées, puissantes, et performantes. Des équipes qui n’ont pas été submergées, même par celle des U.S.A qui ont pourtant marché sur le reste de la compétition de façon écrasante.
Et je pense que c’est à appliquer dans la vie de tous les jours :

Un échec de ne veut pas simplement dire un échec, mais simplement une façon différente d’avancer vers la victoire !

Tomber 7 fois se relever 8 !

Sur ce, j’espère avoir un peu changé ta vision du sport et de la compétition, car c’est effectivement une façon de se dépasser, surtout si on est pas à l’aise avec 😉

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